1 entreprise sur 4 n'a toujours pas de plan de réintégration des malades de longue durée

1 entreprise sur 4 n'a toujours pas de plan de réintégration des malades de longue durée

Novembre 2025 - Trois ans après l'introduction de l'obligation, une entreprise belge sur quatre n'a toujours pas de plan de réintégration pour les malades de longue durée. C'est ce qui ressort d'une récente enquête menée auprès de près de 400 entreprises par le fournisseur de services de ressources humaines Acerta. Et si neuf employeurs sur dix ont eu au moins un employé malade de longue durée au cours de l'année écoulée.

Que dit la loi ?

Depuis la fin de l'année 2022, toutes les entreprises, grandes ou petites, sont tenues de mettre en place une politique structurelle de réintégration des travailleurs malades de longue durée. Ce plan décrit la manière dont l'entreprise gère les absences prolongées pour cause de maladie : comment et quand le contact est établi, qui s'occupe du suivi, quelles adaptations sont possibles sur le lieu de travail ou dans l'éventail des tâches, et comment se déroule la coopération avec le médecin du travail et les autres parties concernées. L'objectif est de guider les employés vers le retour au travail d'une manière réalisable et axée sur les personnes, que ce soit dans un poste modifié ou non.

Les chiffres

Pourtant, 25,7 % des employeurs déclarent ne pas avoir encore mis en place une telle politique. Par ailleurs, 61,7 % des personnes interrogées reconnaissent que leur plan est limité ou incomplet. Seule une entreprise sur huit (12,5 %) a mis en place une politique de réintégration complète. Et même dans ce dernier groupe, les connaissances sont souvent insuffisantes : deux tiers des employeurs pensent que leurs employés sont à peine au courant des politiques existantes.

Plus d'un employeur sur trois estime que la législation n'est pas claire et qu'elle est difficile à appliquer. En effet, la réintégration nécessite des accords clairs, un bon moment pour prendre contact et une coopération avec de multiples acteurs. Dans la pratique, l'approche reste souvent ad hoc et réactive.

Causes et conséquences possibles

L'une des principales pierres d'achoppement semble être le premier contact avec l'employé malade. Pour près de la moitié des entreprises (48,2 %), cela ne se produit qu'après un à trois mois. Seuls 5,5 % d'entre eux les contactent chaque semaine, alors qu'il a été démontré qu'un suivi précoce et régulier favorise le retour au travail.

Les employeurs citent comme principaux obstacles la faible motivation des employés, la charge de travail élevée, le manque de temps, les ressources limitées et la connaissance insuffisante des procédures appropriées. La volonté est généralement présente, mais la mise en œuvre reste complexe. Le risque ? Une absence plus longue, des coûts plus élevés et une plus grande perte de capital humain.

Ainsi, ceux qui, en tant qu'entrepreneurs, misent sur une approche structurée et empathique gagnent sur tous les fronts : moins d'absences de longue durée, des employés plus engagés et une entreprise plus saine.



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