La réforme des pensions se profile à l'horizon : qu'est-ce que cela signifie pour votre PME ?

La réforme des pensions se profile à l'horizon : qu'est-ce que cela signifie pour votre PME ?

Avril 2026 - Le 6 mars 2026, le gouvernement fédéral est parvenu à un accord sur une réforme globale des pensions dans notre pays. Cela permettra au fichier d'aller au Parlement. Si elles sont traitées comme prévu, les nouvelles règles entreront en vigueur avant l'été.

La réforme est globale et poursuit deux objectifs clairs : maintenir les gens au travail plus longtemps et renforcer le lien entre l'activité professionnelle et l'acquisition d'une pension. Les mesures se répartissent globalement en deux catégories : les règles relatives à l'âge de la retraite et les ajustements susceptibles d'affecter le montant de la pension finale.

Des règles plus strictes pour la retraite anticipée

L'âge légal de départ à la retraite restera fixé à 66 ans pour l'instant, puis passera à 67 ans à partir de 2030. La retraite anticipée reste possible, mais les conditions se sont partiellement durcies.

Nouvelle définition de l'année de carrière

La nouvelle définition de l'année de carrière constitue un changement majeur. Jusqu'à présent, une année était comptabilisée lorsqu'une personne avait travaillé au moins 104 jours ou l'équivalent. Cette durée sera portée à 156 jours, ce qui équivaut à peu près à un emploi à mi-temps. Les périodes équivalentes - telles que la maladie, les congés pour soins ou le chômage temporaire - continuent à être prises en compte.

Selon le gouvernement, la mesure n'aura pas d'impact pour environ 70 % des travailleurs. Pour le groupe restant, l'âge de départ à la retraite le plus précoce possible pourrait se déplacer légèrement, bien que.

Pour adoucir la transition, il y a quelques corrections :

  • les personnes âgées de 60 ans ou plus en 2025 devront travailler au maximum un an de plus

  • ceux qui auront 59 ans en 2025, jusqu'à deux ans de plus

  • la première année de carrière compte déjà à partir de 104 jours travaillés

  • Les salariés disposent d'une réserve de 5 "jours de malchance" pour que les années au cours desquelles ils n'atteignent pas les 156 jours comptent quand même

Une retraite plus rapide pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes

Pour les personnes qui ont commencé à travailler très jeunes, il y aura une opportunité supplémentaire. Qui 42 années de carrière effectives peuvent prendre une retraite anticipée à partir de 60 ans, même si la condition générale est de 44 années de carrière. Pour ce régime, toutefois, chacune de ces années doit comprendre au moins 234 jours de travail, ce qui équivaut à environ 75 % d'emploi.

Bonus et malus renforcent le lien entre travail et retraite

Une deuxième réforme majeure concerne le calcul du montant de la pension. Le gouvernement introduit un système de bonus et de malus.

Malus de pension

Les personnes qui cessent de travailler avant l'âge légal de la retraite peuvent recevoir des prestations de retraite moins élevées. Pour les personnes nées en 1975 ou après : -5 % de pension pour chaque année où vous cessez de travailler avant l'âge légal.

Tout le monde n'est pas automatiquement concerné. Les personnes qui remplissent les conditions ci-dessous peuvent éviter le malus :

  • au moins 35 années de carrière

  • au moins 156 jours travaillés par an

  • un total de 7 020 jours travaillés sur l'ensemble de la carrière

Selon le gouvernement, environ trois quarts des travailleurs remplissent déjà ces conditions au moment où ils prennent leur retraite anticipée.

Bonus de pension

En revanche, les personnes qui continuent à travailler au-delà de l'âge légal de la retraite peuvent bénéficier d'une pension plus élevée. Pour les personnes nées à partir de 1973, la pension augmente de 5 % pour chaque année supplémentaire travaillée. Là encore, les mêmes conditions de carrière s'appliquent (35 ans et 7 020 jours travaillés).

Accumulation moins favorable des droits à pension pendant certaines périodes de non-travail

Le gouvernement souhaite également réformer le système des périodes dites équivalentes. Il s'agit de périodes pendant lesquelles une personne ne travaille pas mais acquiert tout de même des droits à pension.

Pour les travailleurs en préretraite, les chômeurs et les demandeurs d'emploi, les droits à pension sont maintenus, mais le calcul devient moins favorable. Les revenus de ces périodes seront désormais remplacés par un salaire fictif limité dans le calcul de la pension. Il y aura également un plafond : pour les personnes nées à partir de 1968, ces périodes peuvent encore représenter au maximum 20 % de la carrière pour le calcul de la pension. Important : le chômage temporaire reste totalement égalisé, ce qui reste pertinent pour les secteurs où ce système est courant.

Qu'est-ce que cela signifie pour les PME ?

Pour votre entreprise, la réforme a surtout des effets indirects :

  • les salariés resteront en moyenne plus longtemps actifs sur le marché du travail

  • les interruptions de carrière en fin de carrière deviennent moins attrayantes

  • il devient plus important de permettre des carrières durables, par exemple par le biais d'un travail adapté ou d'une réinsertion après une maladie

Cela signifie, entre autres, que la gestion stratégique des ressources humaines autour des travailleurs âgés devient encore plus importante. Les travailleurs sont plus susceptibles de choisir entre travailler plus longtemps ou bénéficier d'une pension moins élevée, ce qui peut également affecter la disponibilité de travailleurs expérimentés.