Les commerçants empocheront-ils bientôt une partie des amendes pour vol à l'étalage ?
Février 2026 - Plus de 24.000 vols à l'étalage sont enregistrés chaque année en Belgique. Le nombre réel est probablement beaucoup plus élevé, mais de nombreux opérateurs ne font pas de déclaration, par manque de temps ou parce qu'ils s'attendent à peu de résultats. Le gouvernement fédéral veut changer cela avec une nouvelle mesure qui permettra aux commerçants d'empocher une partie de l'amende eux-mêmes.
Le règlement extrajudiciaire immédiat - jusqu'à un maximum de 350 euros - existe depuis 2022, mais l'intégralité des recettes sera versée au gouvernement aujourd'hui. Dans le cadre du nouveau régime, une partie (éventuellement jusqu'à la moitié) serait versée à l'opérateur concerné.
Le gouvernement veut ainsi encourager les entrepreneurs à prévenir la police plus tôt, tout en les indemnisant pour le temps et les coûts liés à un vol (charge administrative, personnel supplémentaire ou investissements dans la sécurité tels que les caméras et la surveillance).
Optimisme prudent dans le secteur
Les organisations sectorielles répondent de manière modérément positive. Buurtsuper.be souligne qu'aujourd'hui, seuls 10 % des cas sont signalés. Cela alimente un sentiment d'impunité chez les voleurs. En même temps, il y a des inquiétudes : la mesure ne fonctionne que si la police arrive effectivement sur les lieux, ce qui ne semble pas toujours être une priorité dans la pratique.
Comeos soutient également le principe, mais souligne que le système doit être plus simple et plus clair. Aujourd'hui, différentes voies coexistent (amendes "tit-for-tat", amendes GAS, systèmes privés), ce qui est source de confusion tant pour les commerçants que pour les forces de police.
Incitation supplémentaire
La date exacte d'entrée en vigueur du système n'est pas encore connue, mais la ministre de la Justice, Annelies Verlinden (CD&V), souhaite que la mesure soit mise en œuvre dans le courant de l'année. En outre, le gouvernement souhaite également modifier la loi pour permettre aux commerçants de demander volontairement aux clients d'ouvrir leur sac, sans risque de sanctions.
Pour les entrepreneurs, cette mesure peut constituer une incitation supplémentaire à empêcher le vol de transiter par le territoire national. Non pas tant pour des raisons financières, mais parce qu'une approche cohérente permet de réduire le nombre d'incidents et de renforcer la sécurité juridique au fil du temps. Les mois à venir seront cruciaux pour voir si ce plan fait une différence dans la pratique.
