Les PME sont de plus en plus pessimistes : les investissements et les embauches se font attendre
Juillet 2026 - La confiance des PME flamandes continue de baisser. C'est ce qui ressort du dernier baromètre UNIZO des PME pour le deuxième trimestre 2026. Les entrepreneurs sont confrontés à une hausse des coûts, à une baisse de la rentabilité et à une incertitude croissante. C'est pourquoi beaucoup reportent leurs investissements et leurs embauches.
Seules 30 % des PME déclarent disposer actuellement d'une marge de manœuvre suffisante pour investir. Sur le marché du travail également, la situation reste morose : près de 9 entreprises sur 10 n'ont pas l'intention de recruter du personnel supplémentaire dans les mois à venir.
La rentabilité est mise à rude épreuve
Pour de nombreux entrepreneurs, les marges ne cessent de se réduire. Selon le baromètre, la guerre au Moyen-Orient entraîne une hausse des coûts dans les domaines de l'énergie, des transports, des matières premières et des matériaux. Environ trois PME sur quatre subissent ainsi un impact négatif sur leur rentabilité.
Le principal problème est que ces coûts supplémentaires ne peuvent pratiquement pas être répercutés sur les clients. Seuls 17 % des entrepreneurs y parviennent dans une large mesure. Pour le reste, l'augmentation des dépenses se répercute directement sur la rentabilité.
Peu de confiance dans l'économie
La confiance économique reste elle aussi particulièrement faible. Seuls 5 % des entrepreneurs sont optimistes quant à l'avenir de l'économie belge. Dans le même temps, près de 60 % des personnes interrogées se montrent pessimistes quant aux mois à venir. Il est frappant de constater que le nombre d'entrepreneurs se déclarant très pessimistes a encore augmenté.
Par ailleurs, environ une PME sur cinq craint d'avoir des difficultés à honorer ses obligations financières.
La trésorerie reste un sujet de préoccupation
Ce ne sont pas seulement les coûts croissants qui pèsent sur les entreprises. Les retards de paiement pèsent également sur la trésorerie. Dans une PME sur quatre, une part importante du chiffre d'affaires est encaissée plus tard que prévu. De ce fait, les entreprises doivent souvent payer leurs propres fournisseurs avant même que l'argent des clients ne soit crédité sur leur compte.
Selon l'UNIZO, les résultats montrent qu'aujourd'hui, de nombreuses entreprises s'efforcent avant tout de tenir le coup. Tant que les marges resteront sous pression et que l'incertitude économique persistera, les investissements, l'innovation et les embauches supplémentaires risquent de passer au second plan.
